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Réunion du 26 avril

Posté dans la catégorie Réunions

Le 26 avril, nous étions quinze personnes réunies au Liberté Living Lab pour faire le point sur le projet d’inventaire des orgues : cinq membres d’Orgue en France, un membre de la Fédération des Amis de l’Orgue, six organistes (dont l’un est aussi développeur !) et trois membres du ministère de la culture.

Voici le support de présentation qui nous a servi de fil conducteur :

Présentation des données

J’ai fait un point sur les sources de données disponibles au niveau des initiatives individuelles, des associations, des régions et de l’État. J’ai ensuite montré un exemple d’harmonisation de ces données via un outil permettant de les publier sous forme de carte, de frise chronologique et de tableau ; voir par exemple les données régionales pour les orgues de Bretagne.

Suite à l’appel lancé par Orgue en France, une cinquantaine de personnes m’ont fourni des documents au sujet des orgues de leur commune ou des associations dont ils sont membres. Ces données « brutes » (le plus souvent des images, des fichiers docx ou pdf) sont très riches. Il faudra que la plate-forme puisse y donner accès facilement. Je vais mettre en place un espace de documents partagés pour permettre à des volontaires de m’aider à organiser toutes ces informations.

Fiche descriptive et vocabulaire

La discussion a ensuite porté sur le modèle de données, fruit d’une discussion sur le forum, auquel chacun est invité.

La réunion a permis de proposer deux évolutions pour cette fiche : la première consiste à indiquer les champs qui constitueront le « socle » de données, celles indispensables à une publication ; la deuxième, à indiquer pour chaque champ la nature des données et, le cas échéant, les contraintes de saisie. Par exemple, un lexique des jeux d’orgue devra aider à la saisie de la composition ; ou encore, lorsqu’un utilisateur voudra associer un facteur d’orgue à une restauration, l’application lui proposera de choisir dans une liste de facteurs d’orgue déjà répertoriés dans la base.

Un point délicat s’est présenté : comment gérer le fait qu’il n’y a pas bijection parfaite entre les jeux d’orgue et leurs graphies ? Par exemple, les graphies « larigot » ou « l’arigot » désignent un même jeu. Est-ce que la plate-forme devra aider à éviter les fautes de frappe dans la saisie ? Oui, mais de façon pertinente : suggérer « trompette » au lieu de « trompete » serait une erreur, ces deux graphies renvoyant à deux jeux différents. Nous nous sommes mis d’accord sur le fait que la plate-forme devait permettre d’indiquer les graphies d’origine, tout en évitant les doublons au niveau des jeux qu’elle connaît.

Il a aussi été question de ce que l’inventaire ne doit pas être : il aura une fonction purement documentaire et n’aura pas vocation à donner des informations sur la vie culturelle autour des orgues (dates de concerts, etc.)

Une base ou plusieurs bases ?

Des sites web personnels existent déjà, dont certains sont riches en contenus. Ils sont souvent le fait d’efforts individuels mais peuvent aussi résulter d’un travail collectif, plus ou moins collaboratif.

Comment lancer un inventaire national sans « écraser » l’intérêt de ces sites personnels, lesquels représentent parfois plusieurs années de travail artisanal et passionné ?

Il y a deux scénarios extrêmes : le premier, dans lequel une instance centralise toutes les données sur tous les orgues, avec pour objectif de devenir la référence pour les orgues du pays ; le deuxième, dans lequel chaque initiative (individuelle, associative ou régionale) dispose d’un outil pour tenir à jour son propre inventaire, et où ces données éparses sont indexées dans un moteur de recherche unique, portail d’accès aux orgues nationaux.

Le premier scénario est plus simple, le second est plus souple.

Après discussion, une troisième voie est proposée : celle de partir sur un inventaire le plus centralisé possible, n’interdisant pas l’existence d’inventaires distincts. Tant que les dépôts multiples peuvent être indexés, rien ne remet en cause la facilité d’accès aux données, l’enjeu central étant d’assurer la pérennité globale des données sur les orgues.

Que signifie « gérer une instance » de l’inventaire ?

Quel que soit le scénario envisagé, il faudra une entité (personne ou association) pour « gérer une instance » de l’inventaire. Voici une liste provisoire des contraintes liées à la gestion d’une instance :

  • La charte d’utilisation : l’entité qui gèrera une instance de l’inventaire (par exemple sur http://inventaire.orgue-en-france.org) deviendra légalement « hébergeur de données ». Une charte pourra imposer des contraintes au niveau de l’identification des contributeurs et faire que ceux-ci soient seuls responsables de leurs contenus, mais l’entité gardera la responsabilité de retirer promptement ces contenus s’ils contreviennent à la loi.
  • La modération : en plus de la modération « légale », et quel que soit le style de modération choisi (a priori ou a posteriori), un site participatif a besoin de personnes en charge de modérer les contenus, de relancer les contributeurs pour des contenus douteux, d’aider ceux qui souhaitent faire plus, etc. Chaque fiche d’orgue aura un espace de discussion bien distinct, de façon à confiner les désaccords et jugements de valeurs hors de la fiche elle-même.
  • L’éditorialisation : à l’instar de Wikipédia, qui propose par exemple de distinguer les bons articles et les articles de qualité, la plate-forme gagnera en vitalité si les lecteurs ont sentiment que les contenus riches sont régulièrement repérés et mis en valeur.
  • La maintenance technique : comme pour toute base de données, il faudra pouvoir maintenir le logiciel en bon état de fonctionnement, faire d’éventuelles mise à jour de sécurité, etc.

Le ministère pourra aider pour la rédaction d’une charte d’utilisation et pour anticiper plus précisément le poids de cette contraintes.

À suivre

Voici les prochains rendez-vous :

  • Fin mai (date à préciser) : test d’un formulaire en ligne pour la saisie de la fiche descriptive d’un orgue. Le but de cette session sera de valider le modèle de données et sa présentation web pour le futur contributeur.
  • Fin juin : Test d’une application web minimaliste pour l’édition collaborative d’un vocabulaire de l’orgue.
  • Fin juillet : Test de la première version de l’application web pour l’inventaire des orgues.

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